
Pourquoi les projets dérapent
Les dépassements de délais et de budgets sur les projets d’infrastructure ont rarement une cause unique. Ils résultent le plus souvent d’une accumulation de risques connus mais non traités : une étude de sol incomplète, une interface mal définie entre deux lots, une autorisation obtenue plus tard que prévu. Chez FINC Solutions, la maîtrise des risques fait partie intégrante de l’accompagnement de projet, dès les premières études.
La gestion des risques ne cherche pas à tout prévoir. Elle vise à rendre visibles les incertitudes, à décider lesquelles traiter en priorité et à préparer des réponses avant qu’elles ne deviennent des problèmes. Des cadres reconnus, comme la norme ISO 31000 consacrée au management du risque, en formalisent les principes.
Identifier tôt, et collectivement
Les risques les plus coûteux sont ceux que l’on découvre tard. Un risque identifié en phase d’étude se traite souvent par une investigation complémentaire ou une option de conception ; le même risque découvert en chantier peut imposer des reprises, des arrêts et des réclamations.
L’identification gagne à être collective. Ateliers réunissant maître d’ouvrage, concepteurs, exploitants et, dès que possible, entreprises : chacun voit des risques que les autres ne voient pas. Les retours d’expérience de projets comparables sont une source précieuse.
- Risques techniques : sols, existants, réseaux, interfaces entre lots
- Risques de planning : autorisations, approvisionnements, saisonnalité
- Risques financiers : variations de prix, aléas, solvabilité des intervenants
- Risques réglementaires et environnementaux
- Risques liés aux usagers, aux riverains et à l’exploitation
Évaluer, prioriser, décider
Chaque risque est évalué selon deux critères : sa probabilité d’occurrence et son impact sur les délais, les coûts, la qualité ou la sécurité. Une grille simple, par exemple à quatre ou cinq niveaux, suffit dans la plupart des cas ; l’essentiel est qu’elle soit partagée et appliquée de manière cohérente.
Pour les projets les plus importants, l’analyse peut être complétée par une approche quantitative : estimation des fourchettes de coûts et de délais, puis simulation de leur combinaison, par exemple par la méthode de Monte-Carlo. Elle permet d’exprimer un budget ou une date avec un niveau de confiance, plutôt que par une valeur unique trompeuse.
Pour chaque risque prioritaire, une stratégie est choisie : l’éviter en modifiant le projet, le réduire par une mesure préventive, le transférer par un contrat ou une assurance, ou l’accepter en connaissance de cause avec une provision adaptée.
Dans les projets que FINC accompagne, chaque risque reçoit un responsable nommément désigné, une action de traitement et une échéance. Un risque sans responsable est un risque que personne ne gère.
Un registre vivant, pas un document d’archive
Le registre des risques n’a de valeur que s’il vit avec le projet. Il est revu à chaque comité, mis à jour lorsque de nouvelles informations apparaissent et sert de support au reporting vers le maître d’ouvrage.
Certains risques disparaissent une fois l’étape critique franchie ; d’autres apparaissent avec l’avancement. Suivre cette évolution permet aussi d’ajuster les provisions pour aléas : elles se libèrent à mesure que les incertitudes se lèvent, ou se renforcent lorsque le profil de risque se dégrade.
Le registre peut aussi recenser les opportunités : une variante technique plus économique, un approvisionnement anticipé, une simplification administrative. Les gérer avec la même rigueur que les menaces permet de compenser une partie des aléas.
Le chantier, moment de vérité
En phase travaux, la gestion des risques se traduit par des gestes concrets : points d’arrêt avant les opérations critiques, réunions de coordination, suivi des interfaces entre entreprises, contrôle qualité au fil de l’eau.
Sur un site occupé ou en activité, la coordination avec l’exploitant devient elle-même un risque majeur à piloter. Phasage, plans de prévention et communication régulière permettent de concilier travaux et continuité de service.
La gestion des modifications est l’autre point de vigilance. Chaque changement demandé en cours de travaux, même modeste, doit être évalué dans ses conséquences techniques, financières et calendaires avant d’être validé. Les dérives naissent souvent d’une succession de petites décisions prises sans vue d’ensemble.
Gérer les risques au Canada, au Maroc et en Afrique
Les projets que FINC Solutions accompagne au Canada, au Maroc et dans d’autres pays d’Afrique n’exposent pas aux mêmes risques. La méthode — identifier, évaluer, traiter, suivre — reste identique ; le contenu du registre, lui, change.
Au Canada, la saison de construction contrainte par l’hiver, la disponibilité de la main-d’œuvre et les exigences contractuelles et réglementaires pèsent souvent sur le calendrier. Au Maroc et en Afrique, d’autres facteurs s’ajoutent fréquemment : délais d’importation de certains matériaux et équipements, variations de change, logistique vers des sites éloignés, coordination entre bailleurs de fonds, autorités et entreprises locales.
Notre présence des deux côtés de l’Atlantique nous permet d’anticiper ces risques, de nous appuyer sur des partenaires locaux de confiance et d’appliquer les mêmes standards de suivi, quel que soit le pays.
Comment FINC Solutions sécurise vos projets
L’accompagnement de projet de FINC couvre la planification, la coordination, la gestion des risques et le suivi de chantier. Il s’appuie sur nos compétences d’expertise technique pour traiter les risques à la source : diagnostics, études de faisabilité, analyses de variantes.
Que votre projet soit en phase de montage ou déjà engagé, nous pouvons vous aider à structurer votre démarche de maîtrise des risques et à l’intégrer dans votre gouvernance de projet.
Questions fréquentes
À quel moment ouvrir un registre des risques ?
Dès les études préliminaires. C’est à ce stade que les leviers de traitement sont les plus nombreux et les moins coûteux. Le registre est ensuite enrichi à chaque phase du projet.
Comment dimensionner une provision pour aléas ?
À partir de l’analyse des risques identifiés et de leur impact estimé, plutôt que par un pourcentage forfaitaire. La provision est ensuite ajustée à mesure que les incertitudes se lèvent.
Qui doit porter la gestion des risques ?
Le maître d’ouvrage en reste responsable, mais chaque risque doit être confié à l’acteur le mieux placé pour le traiter. Un accompagnement externe aide à animer la démarche et à garder une vision d’ensemble.



